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MAUSOLÉES ET MAKAÂM Ziara mak'boula !

lundi 23/06/2008 à 21:58
Samir
MAUSOLÉES ET MAKAÂM
Ziara mak'boula !

De tous temps, les mausolées et makaâm ont attiré des foules de fidèles. On y vient de toutes les régions d’Algérie pour se recueillir, allumer une bougie, faire l’aumône, offrir un repas aux pauvres, faire une rokia. Jeunes filles en quête d’un mari, épouses abandonnées, personnes malades ... conjurer le mauvais sort et se fabriquer des jours plus radieux sont les principaux leitmotiv des «ziyars» rencontrés aux mausolées de Sidi- Abderrahmane (Casbah) et de Sidi-Ferruch, où nous nous sommes rendus.
Le mausolée de Sidi-Abderrahmane
Ce lieu a toujours revêtu un caractère sacré. On y vient des quatre coins d’Alger, de l’intérieur du pays et même de l’étranger. A l’entrée du makaâm, tout le monde se déchausse. La plupart des «ziyars» ont pris la précaution d’apporter un sachet où ils enfouissent leurs souliers qu’ils emportent avec eux, à l’intérieur, car les vols n’épargnent aucun lieu. Petit couloir sombre. Sur la droite, une pièce où officie un imam. Justement, cet après-midi, il semble débordé par les demandes de rokia. Jetant une grande étoffe sur la tête de quatre jeunes filles assises sur un matelat posé par terre, le cheikh psalmodie des versets coraniques en effleurant de temps en temps leurs têtes... Lorsque la «séance» est finie, les filles se lèvent. Chacune d’elle glisse un billet ou une pièce dans la main du cheikh. Ce dernier ne vérifie pas le montant. «Vous pouvez donner ce que vous voulez », assure-t-il. Les filles s’éloignent, sauf une. Elle tend un paquet de henné au septuagénaire lui murmurant : «J’aimerais que vous récitiez du Coran sur cette boîte SVP !»... Affalées sur des chaises posées en enfilade dans le couloir, de vieilles femmes en hidjab attendent patiemment leur tour. «Ne vous dérangez pas, je viens vers vous !», leur lance le cheikh en s’emparant de l’étoffe verte. Le rituel de la rokia recommence. Au fond du couloir, des lueurs vascillantes. Ce sont des bougies allumées par des visiteurs après avoir formulé un vœu. Le couloir s’ouvre sur la pièce principale de cette mosquée à l’architecture maghrébine : la qobbâ. C’est là où est inhumé le saint patron d’Alger : Sidi Abderrahmane Etthaâlibi, de son vrai nom Ibn Zeïd Ibn Makhlouf Abderrahmane Etthaâlibi de la tribu des Thaâliba. Le saint homme enterré avec son maître, Sidi Boudjemaâ Maknassi, repose sous une châsse de bois sculpté et doré au-dessus de laquelle pendent de nombreux étendards de soie. D’autres petites tombes se trouvent dans cette mosquée : celles de Ali et Mustapha Pacha. Le sol est couvert de tapis. Faïences et ex-voto recouvrent les murs. En levant la tête, vous pouvez apercevoir de splendides lustres. Plusieurs d’entre eux ont été offerts par la reine Victoria d’Angleterre en offrande après avoir vu ses vœux exaucés. Au pied du cercueil de Sidi Abderrahmane, gît une grande caisse en bois cadenassée où les visiteurs glissent de l’argent.
Cette salle de prières regroupe hommes et femmes. Un septuagénaire fait plusieurs fois le tour du tombeau en murmurant des prières. Une jeune fille, quant à elle, prie, le front collé contre la châsse. Des essaims de femmes, tous âges confondus, sont assises sur le tapis. Certaines piquent un petit somme. D’autres s’épanchent soulageant leur cœur gros comme une patate : «J’ai 38 ans et je suis toujours célibataire, confie l’une d’entre elles, je viens régulièrement faire une ziara dans l’espoir de ne pas finir mes jours seule !» Une autre femme, la quarantaine, renchérit : «moi, c’est ma belle-mère qui m’en fait voir de toutes les couleurs. Elle ne me pardonne pas de ne pas avoir donné d’enfants à son fils», dit-elle la larme à l’œil. Soudain, une jeune femme pénètre comme une furie dans la qôbba, en hurlant. Son corps est secoué de spasmes. Elle semble possédée par je ne sais quel démon. Les autres femmes se précipitent pour l’aider à s’asseoir. Peu à peu, elle semble retrouver son calme. «C’est de la comédie, nous lance une habituée des lieux. Elle vient régulièrement faire son cinéma ici faute d’avoir une chance à Hollywood !!» Au moment où nous quittons le mausolée, deux femmes arrivent les bras chargés de beignets qu’elles distribuent à tour de bras. Deux chats, vautrés sur le tapis, ne se font pas prier et accourent pour prendre part au festin. Petite virée au cimetière jouxtant la qobbâ. D’illustres personnages sont inhumés autour de la mosquée : Ouali Dada qui, d’après la légende, déchaîna la tempête au cours de laquelle la flotte de Charles Quint fut anéantie, Sidi Mansour, qui reposa jusqu’en 1846 aux abords de la porte Azoun, Ahmed, dernier bey de Constantine, Sidi Abdallah, le dey Hadj Ahmed, Hassan Pacha et sa fille, la princesse Rosa, Sidi Ouada, dernier architecte de la mosquée... Dans le sanctuaire se trouvent d’autres tombes d’importants personnages de l’époque ottomane, tels que Khedeur Pacha, inhumé en 1605, Youcef Pacha (1687), Ali Khodja, avantdernier dey d’Alger (1818), Ahmed Bey de Constantine (1848)... D’autres figures, comme Mohamed Benchenab, Mohamed Racim ou Abdelhalim Ben Smaya, y sont également enterrées. Nous quittons le mausolée Sidi Abderrahmane, classé patrimoine national en 1987 pour un autre «makaâm».
Bienvenue au Makaâm de Sidi-Ferruch
Jeudi. 17h. La porte du mausolée de Sidi-Ferruch est ouverte. Sur le fronton, une inscription en arabe «Makaâm de Sidi- Ferruch». Pour accéder à la qobbâ, il faut traverser une petite cour où sont posées quelques bougies à moitié consommées. «Marhbaâ, marhbaâ !» nous lance un vieil homme en levant les bras au ciel. Œil pétillant, barbe blanche, gandourah immaculée, le septuagénaire (imam de son état) trône au milieu de la qobbâ. Une minuscule grotte dont les parois ont été crépies à la chaux. Derrière lui, une table où sont posés pêle-mêle, biscuits, jus, bougies ... Des étoffes et étendards en soie tapissent les parois intérieures de la «grotte». Ce sont des dons de visiteurs nous dit Boudjella Ahmed, imam et gardien de ce lieu de prières. Et d’ajouter : «Les gens viennent de partout et même du Canada.» A peine a-t-il terminé sa phrase qu’un groupe de petits vieux en turbans et djellabas envahissent les lieux. «Zaâratna baraka !» lâche le cheikh. Les visiteurs arrivent tout droit de Ouargla : «C’est la première fois qu’on voit la mer», confient-ils. «Donne-nous ta baraka avant de repartir», demandent-ils à l’imam. Après quelques prières, ils tournent les talons. Ils ont glissé plusieurs billets de 100 DA dans la main du cheikh visiblement ravi. Une autre vague de visiteurs arrive. Pas le temps de souffler. Une jeune fille aide sa mère à marcher. «Elle souffre d’angoisse en ce moment, pouvez- vous lui faire une rokia ?» demande-t-elle à l’imam. Une fois les prières récitées, cheikh Boudjella se livre à un petit cours d’histoire. «Sidi- Ferruch le saint homme était enterré ici même. Mais après le débarquement des troupes françaises en 1830, ses ossements ont été transférés au cimetière de Sidi M’hamed El Hadj — près du centre des affaires de Zéralda actuellement – où une stèle a été érigée en sa mémoire.» Le mausolée de Sidi-Ferruch est ouvert tous les jours au public sauf le samedi.

bonne visite bonne ziara et tout les vents qui vont avec...........samir
Fatima
samedi 05/07/2008 à 15:47
exceptionnel cet article il retrace le parcour fidelement des ziyars et il est interessant de trouver comme dans une auberge espagnole tout et rien merci pour ces tous et ces riens qui nous éguaient la vie et merci pour samir qui reste le pillier de ce grand temple merci et bon vent et ziara makboula in challah
hadj
mardi 08/07/2008 à 07:33
Pourquoi mon commentaire posté depuis 02 jours n'apparait pas?
lo
jeudi 10/07/2008 à 13:47
bonjour hadj,je n'ai pas publie votre precedent commentaire sur ce sujet,car je pense que ca pourrait attirer des discutions,que je ne saurai gerer:je n'ai pas toutes les connaissances requises pour cela, et je n'ai pas l'intention de laisser mener des debats ou je ne pourrais pas intervenir,et je prefere eviter certains debats sur un site de distraction,en plus cela contredit,quelque part votre point de vue ,sur le sujet "sidi el hadj aissa que vous m'avez poste!j'ai deja refuse un commentaire semblable d'un ami:il ne m'en a pas tenu rigueur,j'en refuse pas mal a samir:il comprends cela .merci pour votre aide..
lo
jeudi 10/07/2008 à 14:33
IL NE FAUT PAS POSTER DE SUJET SANS EN CITER LA SOURCE OU L4AUTEUR?CE SUJET EST DE: :sabrinal_lesoir@yahoo.fr
hadj
jeudi 10/07/2008 à 17:20
Moi , je vous parle de commentaire personnel sur les zyarates des mausolées et vous me parlez de sujet écrit par cette sabrina que je connais point du tout .A moins que vous vous adressez à une autre personne que moi , mais à ce moment là il fallait nommer et en lisant votre commentaire , on a l'impression qu'il s'adresse à moi personnellement puisqu'il vient tout de suite après le mien.
lo
jeudi 10/07/2008 à 21:27
bonsoir hadj,en general je cite le nom de la personne a qui je m'adresse ,je vous rassure,le site voit la visite quotidienne de plus de quinze membres,sur la soixantaine d'inscrits,je parle de sabrina :elle est l'auteur de ce sujet: vous m'aviez alerte sur le manque de citation des auteurs ou sources de cetains sujets je vous remercie infiniment de votre presence et aide,mais tout n'est pas systhematiquement valide .
hadj
vendredi 11/07/2008 à 06:35
je crois que nous n'avons pas la même vision des choses . moi, votre site , je le considère non pas un site où on y vient pour se distraire avec tout ce que contient ce mot comme sens péjoratif.Moi, comme beaucoup d'autres y viennent pour apprendre et pour donner , ils y viennent pour donner leur avis sans aucune contrainte sauf celle du respect d'autrui et de la morale.
Et puis ,vous m'excusez, cela ne contredit aucunement mon point de vue antérieur , comme vous dites .Je vous ai posté un article qui n'a pas été écrit par moi pour dire que je suis en contradiction avec mes propres convictions.Je vous avais prévenu que cet article contient beaucoup de contre-vérités et qu'il fallait le soumettre à des historiens pour "séparer la graine de l'ivraie" comme on dit.
Lorsqu'on cherche la vérité on ne peut être accusé de chercher la polémique.Le site doit au contraire susciter le débat contradictoire en cherchant toujours à faire apparaitre la vérité et ne pas se contenter de balancer des sujets seulement à lire passivement.
fraternellement.

lo
vendredi 11/07/2008 à 14:48
bonjour hadj,je pense qu'on peut se distraire et apprendre en meme temps,croyez moi,en quelques sujets vous m'avez beaucoup aide sur ce site!!!en parlant de mon commentaire ci-dessus "sabrina" ,les commentaires s'affichent et si vous venez de poster quelque chose au moment ou je valide une autre ,ca donne ca,je n'ai pas prise sur l'ordre d'apparition des ecrits sur le forum,oui,c'est evident qu'on a tous une vision differente des choses!normal!!!!le commentaire que je n'ai pas valide :vous citez quelques versets du coran,je ne refuse absolument pas les debats sur les sujets:pour moi parler de rites zaouias,c'est de la rigolade,je ne crois pas du tout en de pareils pouvoir ,alors,commente qui veut!!!!publier des versets du coran ,pour que n'importe qui se mette a m'ecrire n'importe quoi,non!!le coran est trop sacre,et en plus je n'aurais pas les competances pour gerer ca!!!laisser le debat couler ???non, pas sur le coran,je ne me vois pas validant un sujet ,puis,les bras croises me demander :"il a le droit de dire ca ou est ce pecher!!???
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