MONSIEUR LE PRESIDENT : HOUARI BOUMEDIENNE

30e anniversaire de la disparition du Président

                                                                 

Houari Boumediène : Un révolutionnaire, et un homme d’Etat

 

 

 

 

image

L'autodétermination des peuples, un principe sacré chez le défunt Président Boumediène

Recueillement, souvenir, évocation de l’itinéraire exceptionnel d’un révolutionnaire et homme d’Etat qui a marqué de sa personnalité et de son engagement pour la cause des opprimés la décennie 1970.  C’est tout cela qui a caractérisé, jeudi dernier, la commémoration au Centre de presse d’El Moudjahid, du 30e anniversaire de la disparition du défunt Président de la République,  Houari Boumediène. Cette commémoration a été mise sur pied par l’association Machaâl Chahid en coordination avec El Moudjahid. La manifestation a été rehaussée par la présence de la veuve du défunt, Mme Anissa Boumediène, par l’ambassadeur du Niger et des représentants du corps diplomatique, par la présence de personnalités nationales, des moudjahidine et la presse. M. Djelloul Melaïka, ancien vice-président de l’APN, et Abderrezak Bouhara, ancien ministre, sont intervenus au cours de cette rencontre qui a vu aussi Mme Anissa Boumediène évoquer la mémoire du défunt Président en défendant le bilan de l’action de celui-ci.
M. Djelloul Melaïka et Abderrezak Bouhara ont été les compagnons du Président Boumediène. M. Bouhara a cité Jean Lacouture, écrivain et journaliste bien connu, qui notait  que 1962 a constitué l’acte de naissance d’un nouvel Etat et l’acte de décès de l’empire colonial français.
 M. Djelloul Melaïka a présenté le défunt Président comme un homme qui avait une profonde conviction sur le bien-fondé et la légitimité du principe du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Mme Anissa Boumediène a rappelé le combat du défunt Président pour l’édification d’un Etat fort et moderne, la construction d’une économie indépendante.
Tous trois ont patiemment évoqué combien l’homme d’Etat a marqué sa décennie dans son propre pays, mais aussi à l’extérieur de celui-ci et notamment dans le milieu si influent à l’époque constituée par les pays du tiers-monde. L’action du défunt Chef d’Etat a été souligné en tant que promoteur d’une action interrompue en faveur de la paix et de la coopération internationale, d’un engagement en faveur de toutes les causes justes et de la liberté des peuples.
Cette position défendue âprement par le Président Boumediène rejoignait, selon les commentateurs de l’époque, les aspirations de la plus grande partie de l’humanité, dont l’évolution normale a été arrêtée par la main-mise coloniale et son expansion.
Tous ces principes ont été aussi présents dans les interventions des deux anciens compagnons du défunt, témoins privilégiés d’une époque où sonnait la libération des chaînes du colonialisme et de l’impérialisme, imposé aux peuples par les multinationales et leur volonté d’exploiter des richesses dont regorgaient les pays du tiers-monde. La politique étrangère de l’époque, dirigée par l’actuel Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, trouvait une expression sans réserve dans l’adhésion de notre pays aux principes du non-alignement et sa capacité à défendre la paix et la sécurité dans le monde. L’Algérie a été d’une grande influence à travers sa diplomatie dans le soutien des mouvements de libération nationale ou de réponse aux dictatures qui maintenaient sous leur étau les peuples d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique latine. Dans le cadre des Nations-unies, l’OUA (aujourd’hui Union africaine) au sein de la Ligue arabe, comme du Mouvement des non-alignés, l’Algérie à travers sa diplomatie a été très active dans la défense des intérêts des opprimés. Alger était appelée à l’époque la «Mecque des mouvements de libération», en référence à l’accueil sur le sol algérien des représentants de mouvements de libération nationale à travers le monde, où de réfugiés politiques fuyant la dictature dans leurs pays respectifs.
Justice et liberté des peuples étaient les actions fortes que défendait l’Algérie à travers toutes les tribunes internationales.
L’Algérie sous la présidence Boumediène était aussi, comme l’ont rappelé les trois intervenants, celle qui a très tôt revendiqué pour le compte de la communauté internationale un nouvel ordre économique mondial. Alger a été l’inspiratrice de la conférence internationale tenue sous l’égide des Nations unies sur la nécessité d’un nouvel ordre économique international, étendu au social en 1974 et qui a vu l’intervention historique du Président Boumediène à travers un discours retenu comme document de travail.
Jeudi dernier, la Palestine et le Sahara occidental ont été au cœur des préoccupations. Les représentants de ces pays sont intervenus à la tribune pour rappeler combien l’engagement de l’Algérie était grand pour l’émancipation de ces peuples. «Nous sommes avec la Palestine, accusée ou accusatrice», cette réplique du défunt Président Boumediène en évoquant la lutte du peuple palestinien et pour marquer l’engagement de l’Algérie aux côtés de celui-ci, a été rappelée à l’assistance non sans une grande émotion dans le propos. A l’égard de la cause du Sahara occidental, même engagement et même détermination faisant référence au principe sacro-saint de la libre auto-détermination des peuples que défend depuis toujours l’Algérie.
L’évocation de ces deux causes sacrées par les représentants palestinien et saharoui a permis à ces derniers de rappeler la fidélité de la diplomatie algérienne, jusqu’à nos jours, à ce principe fondateur de la lutte de libération des peuples.
La manifestation a été clôturée par la remise par le directeur général d’El Moudjahid, M. Abdelmadjid Cherbal, d’une plaque commémorative à la veuve du défunt Président Houari Boumediène.
La manifestation avait démarré par la projection d’un court métrage éclairé par des extraits du discours prononcé par le défunt Président Boumediène, lors de la tenue de la conférence des non-alignés d’Alger en 1973.
Tahar Mohamed Al Anouar

L'autodétermination  des peuples, un principe sacré chez le défunt Président Boumediène
Le soutien constant et "sans réserve" apporté par le  défunt Président Houari Boumediène à l'autodétermination des peuples en lutte  pour le recouvrement de leur liberté avait fait qu'Alger était qualifiée de  "la Mecque des révolutionnaires", ont souligné jeudi d'anciens proches de Boumediene.         
Lors d'une conférence sur le thème "Boumediene et l'autodétermination  des peuples", organisée au centre de presse d'El-Moudjahid, par l'association  Machaâl Chahid, l'ancien haut responsable du FLN, M. Djelloul Melaïka, a apporté  une somme de témoignages sur le soutien "sans réserve" apporté par Boumediene  aux mouvements de libération à travers le monde.         
"La défense des causes justes des peuples en lutte pour leur autodétermination  et leur indépendance, notamment en Afrique, qui était un principe sacré du président   Boumediene, avait fait dire à l'ancien militant indépendantiste bissau-guinéen,  feu Amical Cabral, que "si les musulmans font leur prière dans les Lieux saints,  les chrétiens au Vatican, les révolutions la font en Algérie".         
D'où le qualificatif "Alger, Mecque des révolutionnaires", donnée par  Cabral dans les années 1960, alors en déplacement en Algérie, a expliqué M.  Melaïka.           
 Il a, d'autre part, évoqué des faits relatifs à l'engagement du président  Boumediene pour les causes des peuples colonisés, surtout en Afrique, en citant  le cas du Mozambique, de la Guinée-Bissau, du Cap vert, alors sous-occupation  portugaise, rappelant que Boumediene avait refusé de nouer des relations diplomatiques  avec le Portugal du dictateur Salazar.         
Le soutien aux militants anti-Apartheid avait conduit Boumediene, selon  M. Melaïka, à recevoir Nelson Mandela et ses compagnons à la frontière algéro-marocaine  avant l'indépendance de l'Algérie, ce qui avait été la cause de l'arrestation  du leader de l'ANC à son retour en Afrique du Sud.          "Non seulement, Boumediene soutenait les mouvements de libération dans  le continent noir, le monde arabe et l'Amérique latine, mais il accueillait  les leaders indépendantistes, en Algérie, où ils étaient formés politiquement  et militairement", a-t-il ajouté.
S'agissant de la lutte du peuple palestinien, le président Boumediene   avait laissé sa fameuses expression, "l'Algérie est avec la Palestine  à tort ou à raison", a-t-il encore rappelé.         
Boumediene a également fait du soutien à l'indépendance du peuple sahraoui  sous domination marocaine, un principe puisé de l'expérience de l'Algérie en  tant qu'ancien pays colonisé, a dit M. Melaïka, ajoutant qu'il a même convaincu  le général Franco de reconnaître que la question sahraouie est un problème de  décolonisation.         
Sur le même sujet, M. Abderrazak Bouhara, vice-président du Conseil  de la nation, a apporté son témoignage notamment sur le cas du Vietnam, où il  était ambassadeur, en soulignant que Boumediene soutenait "sans réserve" la  lutte du peuple vietnamien pour son indépendance dans les années 1960 et  1970.         
"La position de l'Algérie vis-à-vis de la lutte du peuple vietnamien  avait amené les leaders vietnamiens à demander à Boumediene de nouer des relations  diplomatiques avec les Viet-minhs formant le gouvernement du Laos pour, selon  eux, aider la cause du Vietnam, en étant en contact avec les ambassades occidentales  sur place", a-t-il dit.         
M. Bouhara a expliqué que la défense du droit des peuples colonisés à l'autodétermination a été héritée par Boumediene du mouvement national, mais  aussi de sa formation politique en Egypte auprès des étudiants qui militaient  pour l'indépendance des pays du Maghreb.          L'engagement de Boumediene aux côtés des causes justes de par le  monde a été également réaffirmé par les représentants de l'Autorité palestinienne  et du Front Polisario, qui ont souligné l'aide apportée par l'Algérie à ces  causes encore aujourd'hui, sans issue.         
Mme Anissa Boumediene, l'épouse du défunt, a quant à elle a affirmé que  le président était "pragmatique" dans ses positions de soutien aux peuples  en lutte pour leur liberté, "privilégiant les faits aux paroles".         
Mme Boumediene a appelé, à cette occasion, les anciens collaborateurs  ayant côtoyé le Président défunt de transmettre aux générations actuelles et  à venir leurs témoignages.
APS

page souvenir d'un homme qui avait l'amour de son pays ,de son peuple!

page dèdièe à :Ahmed Benaya ,en souvenir de toutes nos rèvolutions ètudiantes et agraires !!!

 

depuis ,on n'a plus qu'à s'assoir par terre ,à meme le sol ,et pleurer tant qu'on peut !!!!Mon Président manque à ma vie ,il me manque!j'en parle à mes enfants des années de ce bonheur de vivre ,que je raconte sur toutes les pages de mon site : cette sensation de sécurité ,cette impression de joie qui flottaient dans l'air ,c'etait l'ére BOUMEDIENNE !!!

Commentaires (5)

1. hadj 29/01/2009

[b][/b]Il y a le colonel Benchérif qui vient de faire des révélations stupéfiantes sur la mort de Boumedienne: voir le quotidien Echourouk du 28 janvier.Je ne sais pas ce qu'il faut en penser : je m'abstiens de les commenter.

2. hadj (site web) 24/01/2009

Mais il faut dire également que le contexte international des années 70 a permis l'émergence d'un homme tel que Boumedienne : courant révolutionnaire très fort et très actif+ le bloc soviétique+mouvement des non-alignés.... Aujourd'hui tout cela n'existe plus: les années 60 et 70 , nous avions en plus de Boumedienne, Nasser, Castro, Fayçal, .. et aujourd'hui nous avons Mobarek, Abdallah d'Arabie saoudite, Abdallah de Jordanie, Benali, ...
Avec l'avènement de la chine et des autres pays émergents, nous aurons peut-etre une force qui va contre-balancer la suprématie des USA.

3. lo 23/01/2009

bonjour Hadj ,merci pour ton commentaire ,et je suis de ton avis ,avec l'horreur subit par les palestiniens ,j'étais tellement en colère devant ce monde complice et lache ,que j'ai pensé à lui!!!je me suis sentie vulnérable et abondonnée en tant que musulmane , en tant que personne ,lui ,il n'aurait pas laissé faire !!!!je me suis trouvé un peu comme une gosse ,qui passe de l'insouciance à une inquiétante urgence ,et se rend ,tout d'un coup compris qu'elle n'avait pas de père pour la défendre !!!depuis lui ,l'état des lieux ,au pays et meme dans le monde ,n'est que désolation et faiblesse!mon président était un homme courageux et dévoué à notre pays :on étit heureux :là ,je comprends pourquoi ,sur ce site je dis ,et quelle que soit le sujet ,que :" dans les 70's ,il flottait du bonheur au dessus de nos tetes !" IL ETAIT La!!!!

4. hadj (site web) 23/01/2009

On peut ne pas etre d'accord avec lui sur pas mal de choses mais on ne peut jamais mettre en doute son nationalisme, son amour pour son pays, son courage et surtout sa fierté d'etre Algérien et c'est cela qui nous l'a fait aimer lorsqu'on était étudiants . Un homme à la stature internationale et l'on n'est pas pret d'avoir quelq'un de pareil de sitot à la tete du pays . Mais espérons toujours! Allah ya rahmo!

5. Khaled 16/01/2009

Le défunt Président Houari Boumedienne restera à mes yeux le plus grand dirigeant politique qu'ai connu notre pays!

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Image Hosted by ImageShack.us
Inscription désinscription

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×