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TYPES ALGÉRIEN - CAVALIERS D'UN GOUM DU SUD
Comme toutes les races primitives, l'Arabe, et surtout l'Arabe du Sud, aime le bruit, le mouvement, la poudre, l'éclat des fêtes, tout ce qui est parade et
fantasia. Il reste fidèle au type national et conserve l'ancien costume jusque dans ses bizarreries. Quelques cavaliers des goums du sud portent encore
le grand chapeau en paille conique à même, le haut colbak sans bords, en toison d'autruche mâle, le burnous rabattu jusqu'aux yeux, et le haik relevé
jusqu'aux oreilles. Leurs chevaux sont caparaçonnés comme on les votait au moyen âge et couverts de longs cheliks ou caparaçon rayés, tout garnis
de grelots de cuivre qui bruissent au moindre mouvement de leur croupe et de leur queue flottante. C'est à regret qu'ils abandonnent le long fusil à
capucine d'argent pour nos armes à tir rapide et le flissa damasquiné pour le sabre de cavalerie.

Les troupes françaises dès 1830 sont surprises de rencontrer des chefs cavaliers algériens porteurs de chapeaux de paille garnis de plumes d’autruche. Ce sont souvent des plumes noires d’autruches mâles.
Au XIXème siècle, l’autruche vit en liberté dans un plateau situé entre Laghouat au nord, les Beni-Mzab au sud, le pays des Ouled Sidi-Cheikh à l’ouest et Dzioua à l’est. C’est ce qui était appelé le plateau des Dayas. Dans l’immensité du désert, on trouve quelques cuvettes de verdure ou plus exactement des pistachiers appelés en arabe « betoum ». Leurs graines jouaient un rôle dans l’alimentation du volatile. Laghouat était par ailleurs le grand marché des plumes. En 1855, une dépouille de mâle se vendit 1 700 francs soit 500 euros actuels.

De la disparition des autruches en liberté

Le capitaine Marguerite, à peine nommé, commandant le cercle de Laghouat, pratiqua la première chasse à courre à l’autruche le 1er juillet 1855 – accompagné de véhicules sloughis - et réussit à capturer plus de soixante-douze volatiles en deux mois. Il fut, sans le savoir, à l’origine de l’extinction des autruches au fil des ans, car les autres chasseurs se précipitèrent, et moins sportivement, chassèrent à l’affût, au fusil. L’animal disparut alors du plateau des Dayas et recula de 1 400 km vers le Sud. Ainsi, pour la visite de Napoléon III en 1865, on fit parader deux autruches amenées du Jardin d’Essai, complètement affolées de se retrouver en pareille mise en scène !
pour son espace vital. 

 

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Dernière mise à jour de cette rubrique le 21/05/2008
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