Supèrbe photo qui parle d'elle même envoyée simultanément par Sabine et Rachid qui ont à coeur la bonne marche de ce site.
L'Epate au menu:
Dubai, Oman, Quatar, Koweit, Bahrein...Les richisimes émirats arabes se livrent une guerre sans merci pour briller sur la scène du tourisme international.
Un sujet amene un autre. . . :inspiré par "Le nouveau imperialisme revient au galop" et les commentaires de Souad, Rachid, Djamal. . .sur le site de Khaled Benaya
Fin annoncée des reserves d'or noir oblige, les émirats arabes se preparent à l'ere de l'après petrole. Et misent gros sur le tourisme. Non sans excés d'ailleurs. Du coté de Dubai, on appliquela philosophie maximaliste "toujours plus haut, toujours plus loin", après avoir ouvert Burj al arab, le plus luxueux hotel du monde installé dans le plus haut gratte-ciel de la planète, l'Emirat phare fignole la création ex nihilo d'une mappemonde reconstituée en plein ocean sur des iles artificielles et multiplie les parcs d'attractions demesurés (comme une station de ski en plein desert). Dubai brille, Dubai flambe et attire des réactions de rejet de ses proches voisins. Le très fuselé Mall of The Emirates, premier centre commercial du monde scintillent sur Cheikh Zayed Road? Les mauvaises langues le comparent a un suppositoire. Les petits frères arabes disent refuser cette évolution a la "Britney Spears" (beaucoup d'ambition mais peu de raffinement) et préferer un positionnement plus exclusif, ils emploient les memes armes en convoquant, par exemple, "les 4 fantastiques" architectes internationaux (Pei , Zaha Hadid, Jean Nouvel, Norman Foster) pour dessiner des musées et lieux de villégiature époustouflants. Actuellement pas moins de cent tours géantes se construisent a Doha. La Quatar planche sur The Pearle (une ile artificielle recouverte de complexes de luxes) etr sur une tour iceberg. Réponses a peines voilé a la station ski Dubai. Rien n'est trop beaux pour les divas du moyen-orient, qui cherchent a se distinguer a tout prix de leurs frères ennemis. Les rumeurs tournent. Les piques fusent. Bahrein emploierait Michael Jackson (son nouveau résident) comme conseiller de développement et prépare sa Venise avec gondoles sur les iles Amwaj (dans lesquelles on murmure que Bambi himself aurait acheté des parts) Oman planche sur une blue city (quinze ans de construction prévus ) et sur the wave, un complexe desiné par Greg Norman. Certes, mais les promoteurs du projet cherchent a débaucher ...Michael Jackson, encore lui ! Au final, les stars de l'Occident ne vont elles pas finir par devenir les grandes gagnantes de la guerre made in Emirats arabes unis ?
Brad Pitt, designer de luxe pour un hôtel 5 étoiles à Dubaï
Brad Pitt fera partie d’une équipe de consultants en design qui va réaliser un hôtel 5 étoiles à Dubaï. Composé de 800 chambres, le bâtiment luxueux sera élaboré dans un esprit de développement durable. Si Brad Pitt s’est engagé il y a quelques mois dans un projet pour les sinistrés de la Nouvelle-Orléans, aujourd’hui il endosse le costume de designer pour un hôtel de luxe de 800 chambres à Dubaï. En effet, l’acteur américain va travailler avec une équipe de consultants en design pour réaliser cette infrastructure 5 étoiles. Quant à la construction du bâtiment, elle sera supervisée par le cabinet américain d'architectes Graft de Los Angeles. Ravi de sa participation dans le projet, Brad Pitt a déclaré : «jouer est mon boulot. L'architecture est ma passion.»
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Commentaires (4)
4. lo Le 13/06/2008 à 13:12
totalement de ton avis Sabine,je n'adhere pas du tout a cette folie des grandeurs quand on sait la misere qu'il ya au monde!!il y avait d'autres facons et les emirs ont les moyens de sublimer le desert autrement ! il etait possible et plus valorisant de rehausser la beaute de ces regions magnifiques en y fesant rentrer le modernisme ...moderement!!!moi qui suis nee au sahara,je ne souhaiterai pas voir cela dans le mien!!!puis leur argent qui brise les enfants au maroc ou ces princes riches,mais pas beaux du tout!!!!ca me rend malade!!!je suis degoutee!!!ce n'est pas possible !!c'est ca les gardiens des lieux saints?s'adonner a la prostitution infantile au maroc !!!!j'espere que l'algerie ,leur refusera les visas!!!ah!!la!!on a beau dire:l'Algerien est ce qu'il est ,mais c'est un homme fier et digne!!!!il ne permettra jamais pareil injure!!!alors ,tu vois Sabine,ces gens la moi ,je ne les aime pas!mais pas du tout!!!!
3. SABINE BACHELET Femdusoleil Le 13/06/2008 à 09:14
Chère Lo .Rachid..
la photo est en bonne place...il est vrai que c est une merveille de la technologie humaine....mais les territoires désertiques ..de ces pays ? pourront ils ...supporter l apport de ces nouvelles façons de vivre , ,,???
Lors de récentes inondations ...en France et ailleurs ..on s aperçoit qu en détournant les cours d eaux...les rivières ..les haies naturelles...tout cela s est avéré catastrophique....alors dans un pays où il faut constamment fabriquer de l eau potable ..gagner du terrain sur des espaces naturellement beaux ...dans leur contexte naturel?
N est ce pas de trop grandes contraintes ?
Et des contraintes permanentes...
Le peuple est il prêt à s y engager ?
Et il faudra toujours compter ...avec ""les autres ""
Est ce sage ?
Et Brad ..Pitt..certes c est un bel homme ...un acteur..mais est ce son rôle ?
Si les peoples entrent dans le jeu ? où iront ils ?
Qu il reste auprès des studios et de ses enfants ...il a déjà fort à faire..
Enfin c est mon idée d ensemble ...et je suis très loin de ces pays...
Cela n empêche pas de penser ...
dans un pays...afin que le calme règne ..il ne faut pas trop d apports extérieurs...sinon les donnes changent !!!
Nous verrons bien ce que les magnats du pétrole décideront ?
Et qu en pensent les habitants eux mêmes ? leur demande t on leur avis ?
Là est la question ...
2. Rachid Le 09/06/2008 à 18:03
Dubaï, encouragé par l'adhésion de la Fédération à l'OMC en 1996, s’est doté d’une législation favorable aux investissements et aux activités commerciales et industrielles ainsi que d’une administration relativement efficace et honnête, ce qui constitue un atout décisif pour les investisseurs étrangers.
L’administration, contrôlée par les nationaux qui occupent les postes de direction, est composée de cadres et d’exécutants étrangers sélectionnés pour leurs compétences et mieux payés que dans leur pays d’origine.
Les règles de la propriété foncière ont progressivement évolué. La terre appartient à l’émir et à sa famille dans les zones non construites ainsi que dans certaines enclaves dans la ville. L'émir doit les gérer comme un bien public. Le reste de la ville est partagé entre ceux qui ont acheté leur terrain ou qui l’ont reçu en cadeau.
Les individus ou les sociétés étrangères ont le droit de posséder de la terre, et il existe un marché immobilier actif. C'est ainsi que Dubaï est devenu un territoire attractif.
Mais les droits et les devoirs des différentes catégories d'habitants obéissent à une stricte hiérarchie. Le "watani", citoyen dubaïote, et par extension émirien, est le seul à disposer d’un droit d’expression et de citoyenneté pleine et entière. La citoyenneté dubaïote, et donc la nationalité émirienne, donne accès à tous les privilèges offerts par la Fédération des EAU. Au sommet de l'édifice se trouve l'émir, sa famille, son entourage immédiat ainsi que les grandes familles négociantes implantées de longue date, arabes de souche (d’origine locale ou du Hadramaout, un district côtier du sud-est de la péninsule arabique).
Ensuite, des descendants des commerçants persans, arrivés au début du XXe siècle, présents dans la région depuis plusieurs générations, sont très représentés dans le souk (boutiquiers, marchands) et dominent la corporation des boulangers. Les grandes familles de cette catégorie détiennent des passeports arabes. Mais leur nationalité émirienne, acquise au cours du siècle, ne leur permet pas de participer aux affaires de la cité à même hauteur que les autochtones dubaïotes "de souche".
Nombre d'étrangers sont soumis au système de la kafala (ou sponsorship). Ils sont placés sous la responsabilité et la protection d’un kafil, citoyen dubaïote, qui opère en échange un prélèvement sur leurs revenus. Privilège essentiel de la citoyenneté, la kafala réserve 51% de la propriété de toute entreprise à un partenaire émirati. Les droits de propriété sur un bien immobilier ou sur une entreprise détenus par l'étranger s'apparentent alors plutôt à des concessions. Les étrangers soumis à la kafala peuvent, à tout moment, être expulsés. Leur intérêt est donc de se cantonner strictement à leur activité professionnelle. Notons que le système de la kafala est contesté par l’OMC et pourrait donc être réformé.
1. Rachid Le 07/06/2008 à 09:22
Dubaï, territoire d'un nouveau type dans le monde arabe Au début des années 1960, Dubaï comportait quelques maisons en pisé, un souk, un port ensablé, accessible aux seuls boutres à fond plat qui sillonnaient le Golfe et la mer d'Oman.
Les besoins en eau potable, en électricité n'étaient pas satisfaits, médecins, routes, écoles faisaient défaut.Divers facteurs peuvent expliquer cette réussite parmi lesquels : le réinvestissement, sur place, des revenus pétroliers des émirats de la Fédération ; l'esprit marchand de la famille dirigeante des Maktoum (le cheikh Mohammed Al-Maktoum actuellement au pouvoir) qui tient les rênes de la cité-État depuis l'indépendance en 1971 ; un esprit d'ouverture et de tolérance par rapport à son environnement régional ; des capacités de gestion logistique et commerciale qui en ont fait un hub régional essentiel.
À l'heure actuelle, la Fédération des Émirats arabes unis apparaît comme un îlot de paix au cœur du Moyen-Orient. Elle appartient au Conseil de coopération des États arabes du Golfe , et elle entretient des liens étroits avec les pays de la Ligue arabe. Elle appartient également à l’Organisation de la Conférence islamique et elle est membre à part entière de l'OPEP.
Enfin, les EAU sont membres de l'OMC depuis 1996. Dans ce contexte, Dubaï joue un rôle important d'interface. L’Arabie saoudite a besoin des possibilités offertes par la Fédération des EAU, dont Dubaï, pour effectuer des transactions financières internationales entravées par la législation islamique en vigueur dans le Royaume. Certains ressortissants d'autres États voisins, pratiquant un Islam rigoureux, apprécient le contrôle social plus souple de Dubaï où l'alcool est en vente libre dans les grands hôtels qui abritent également des boîtes de nuit. Dubaï joue ainsi un rôle d'exutoire pour les sociétés perse et arabe du Golfe.
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Dernière mise à jour de cette rubrique le 15/06/2008